Processus chimiques H.C. Starck (Année 2008)
Quel élément empêche les fuites, au niveau de l‘accouplement des tuyaux, des fluides dangereux dans l’industrie chimique ? Et assure plutôt des "conditions sèches d’accouplement" ? Comment sont effectués en toute sécurité les accouplements et en pratiquement une seule manipulation ? Même lorsque les fluides changent et avec le raccordement du dispositif de remplissage sur différentes conduites ? Et tout ceci concentré sur un seul lieu ? Sans devoir ouvrir de robinets et fermer de valves ? La réponse de H.C. Starck à Leverkusen : le raccord à sec TR high tech de la société RS Roman Seliger. L‘innovation pour des "conditions impeccables" et un travail efficace.
La nanotechnologie en pratique
Depuis 2004, une filiale de H.C. Starck GmbH a son siège en plein parc chimique Bayer à Leverkusen, dans le complexe B 202. Elle abrite la recherche, le développement et la technologie d‘application pour les groupes de produits Levasil
® (sol siliceux), Baytron
® (polymères conducteurs) et Baymetec
® (produits chimiques pour l‘optique et l‘électronique). Mais également un atelier de production de produits chimiques spéciaux. Elle est certifiée selon l‘EN ISO 14001:2004 et la DIN EN ISO 9001:2000. La gamme de produits Baytron
® offre actuellement une large palette de liaisons et de formules pour le domaine des applications électroniques et est un composant essentiel pour les applications des clients Starck. Ils sont adaptés et vendus tout spécialement en fonction des souhaits des clients, que ce soit au niveau de la fabrication de condensateurs, d‘affichages ou encore du revêtement par film. Les sols siliceux (Levasile) sont des dispersions colloïdales dans l‘eau de particules amorphes d‘acide silique (SiO2). Levasil joue un rôle important par exemple dans l‘industrie électronique. Les tranches de silicium sont rodées à plat avec du sol siliceux de puretés particulièrement élevées pour la fabrication de puces informatiques. Cette opération garantit la fonctionnalité ultérieure des microstructures électroniques. Autrement dit, la nanotechnologie d‘un point de vue pratique. Également dans la pratique : la technologie de raccords de RS pour des liaisons solides entre la production et le remplissage.
"La problématique des interfaces"
Situation initiale : il y a sept réservoirs remplis chacun de différents fluides, mais pour une seule installation d‘enfûtage. La connexion se fait de manière flexible par tuyaux (voir le schéma). Mais cela n‘apporte pas la solution attendue pour faire face au défi des fuites involontaires en cas d‘erreur de manipulation sur les dispositifs de fermeture.
Une chose est sûre : le TR
Il faut pour cela des raccords à sec. Car leurs valves se ferment automatiquement lors du désaccouplement. C‘est cette solution qui a été choisie par H.C. Starck. "Mais pas n‘importe quel raccord à sec", comme le souligne Michael Harzheim, agent de maîtrise et responsable de l‘installation de remplissage. "Nous nous sommes frottés à plusieurs 'raccords à sec' qui n‘ont pas satisfait nos exigences jusqu‘à ce que nous suivions la suggestion du grossiste technique Schloemer de les remplacer par le raccord TR de RS Roman Seliger. Et là, tous nous problèmes d‘étanchéité ont été résolus." Une fois que ces raccords ont été en place, la situation fut la suivante : côté conduites, sept "parties mâles" de raccords à sec soudées à la bride forment l‘interface entre le processus de production et la phase de remplissage. Côté mobile, la conduite qui est accouplée à différents endroits, est la "partie femelle" de l‘interface. Pour réduire l‘encombrement, le joint tournant nécessaire est intégré. Il empêche la torsion du tuyau.
Le principe de (la vanne de) sécurité

Les raccords à sec TR, ici d‘un diamètre nominal de DN 25, sont composés de deux moitiés d‘accouplement (partie mâle et partie femelle) dotées chacune d‘un robinet d‘arrêt. Lors de la fermeture de l‘accouplement, elles sont reliées fermement par un mécanisme à cames de commandegalets. La rotation d‘une baïonnette sur 10° suffit pour assurer une connexion hydraulique sûre. Une autre rotation de 120° de la partie femelle par rapport à la partie mâle permet d‘ouvrir les deux vannes. Ainsi, la section de passage est entièrement disponible pour le diamètre nominal de la conduite raccordée. Lors de la séparation, les robinets d‘arrêt dans les moitiés d‘accouplement se ferment. C‘est seulement après que la séparation mécanique a lieu. La fermeture simultanée et sans formations d‘espaces nuisibles dans les vannes évite non seulement que les tuyaux ou conduites se vident de manière contrôlée, elle réduit à pratiquement zéro l‘écoulement de restes de fluide. C‘est intéressant non seulement pour l‘environnement, mais aussi pour la santé des travailleurs.
Convivial d‘utilisation

Outre le sentiment agréable de sécurité élevée, Michael Harzheim et ses collègues apprécient également la manipulation rapide et facile. Accouplement et désaccouplement ont lieu chacun à la "vitesse Formule 1". Et le bon écoulement, obtenu grâce à la transposition de toute la cinématique vers l‘extérieur, auparavant sur le canal d‘écoulement, optimise le processus de transport et permet une bonne faculté de nettoyage pour un entretien et un nettoyage des conduites effectués en moyenne une fois par mois. La qualité élevée des raccords a des effets remarquablement positifs aussi bien du point de vue de la gestion que du point de vue de la maintenance. En effet, les raccords à sec RS de la gamme TR se distinguent par leur longue durée de vie. Le cône de serrage à fermeture conique permet une faible usure du joint torique. Il n‘est donc pas étonnant que lors de la dernière extension de l‘installation de 10 à 18 conduites, c‘est encore les raccords RS qui ont eu la faveur de la décision.
Accouplement zéro fuite
Certains des fluides transportés par H.C. Starck sont considérés par l‘OMS comme polluants pour l‘eau. Une raison de plus pour passer au niveau de sécurité maximale en matière de raccords. La technique à vannes élaborée du raccord à sec TR garantit l‘arrêt systématique de fluides problématiques dès le moment du désaccouplement pour éviter toute fuite.
Chiffres – Données – Faits
H.C. Starck GmbH

Le groupe international H.C: Starck, vendu en 2007 par Bayer à Advent International et Carlyle-Group, emploie plus de 3400 personnes dans le monde sur 15 sites. La société H.C. Starck GmbH sise à Goslar produit une gamme unique de poudres des métaux réfractaires Tungstène, Molybdène, Tantale, Niobium, Rhénium ainsi que de leurs liaisons (borures, carbures, nitrures, oxydes, silicides, sulfures). Autre point fort de la production : les poudres céramiques, poudres de métal fritté, poudres mouillables thermiques, métaux non ferreux, nickel & cobalt et leurs sels ainsi que le bore et les liaisons du bore. Outre les poudres de métaux, on y fabrique aussi des produits semi-finis et finis composés de molybdène, tungstène, tantale, niobium, titane, zircon et nickel ainsi que de leurs alliages. H.C. Starck est non seulement le partenaire idéal pour la fabrication de composants standard, mais aussi pour la conception de composants selon les spécifications du client. H.C. Starck produit des polymères et des sols siliceux conducteurs d‘électricité pour l‘industrie électronique. Dans le domaine de la céramique d‘ingénierie, H.C. Starck dispose d‘une gamme complète de matériaux bruts en céramique. Le directeur général est M. Dr. Heinz Heumüller.